Grand stade pour le rugby tricolore !

En conflit avec le consortium gérant le stade de France, non seulement du fait des tarifs de location indigestes pratiqués pour les matches du XV de France (400.000 €), mais aussi par la façon désinvolte dont ce consortium traite sans égard ni respect les besoins du rugby professionnel en donnant systématiquement la préséance au football ou bien à l’organisation de spectacles et autres évènements sans rapport avec le sport, la FFR lasse de devoir déplacer la date d’évènements importants du rugby français ou de matches internationaux, a décidé la construction de son propre stade, calibré à 82000 places, avec pelouse amovible et toit rétractable. Elle a lancé un appel d’offres auprès les communes et collectivités intéressées, qui a reçu de nombreuses propositions.
Alors que les édiles Toulousains, pourtant capitale reconnue du rugby, ont traité avec dédain cette consultation à laquelle ils n’ont même pas daigné répondre (le Maire avait fait de même lors de la consultation organisée pour la désignation des stades pour le coupe d’Europe 2016 au motif que « la ville a d’autres projets », entraînant son élimination avant qu’elle ne fut miraculeusement repêchée par le Président de l’UEFA et sa décision de rajouter deux stades supplémentaires en raison du nombre d’équipes engagées !), le concours ne concernait plus que des sites situés en Ile-de-France.
Au terme d’un premier examen, deux restent en course, qui offrent l’avantage d’une grande diversité et sont tous deux proches du CENTRE NATIONAL du RUGBY, où siège la FEDERATION, mais également la DIRECTION TECHNIQUE NATIONALE, où sont formés les meilleurs jeunes internationaux de moins de 20 ans, Centre de Rassemblement et de Préparation des équipes nationales masculines et féminines pour les Coupes du monde et les matches internationaux :

  • Il s’agit d’un site trè urbain, porté par le Conseil Général du Val-de-Marne et les communes de THIAIS, ORLY et le concours de RUNGIS et CHEVILLY-LARUE. Ce site de 15 hectares se situe à 6 kilomètres de PARIS et il est la troisième bassin d’emploi de la Région Ile-de-France ; au centre d’un bassin économique et d’emploi extrêmement dense, ( » Marché d’Intérêt National de Rungis », le plus grand d’Europe ; « Centre Commercial de Belle Epine », le plus important d’Europe également, « Cité de la Gastronomie » à Rungis), il bénéficie d’une irrigation unique par tous les moyens de transport : Autoroute A.86, Aéroport Internation d’Orly à 1 km, Gare de Métro de la ligne 14 avec 3 stations autour du nouveau stade et Gare TGV dans les 10 ans) ;
  •  un projet plus champêtre sur un site naturel, porté par les collectivités d’EVRY-CENTRE-ESSONNE, situé à 25 kms au sud de Paris, sur la commune de RIS-ORANGIS : il s’agit d’un hippodrome qui n’est plus utilisé, entouré de surfaces boisées, dont l’emprise pourrait atteindre 133 hectares, bien desservi par voie autoroutière par l’A6 (autoroute du Soleil) et la FRANCILIENNE.

La FFR a fait part de sa satisfaction pour les possibilités de développement de ces deux beaux projets. Elle  fera connaître son choix définitif au mois de Juin 2012.

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Naissance d’un géant

Paraphrasant le prologue de l’Evangile selon Saint-Jean, on pourrait conter ainsi la naisance d’un grand club de rugby : 

« Au commencement étaient … ! »
« … deux équipes d’étudiants, le SOET (Stade Olympien des Etudiants Toulousains -1897-), généraliste donc, et l’USEVT (Union Sportive de l’Ecole Veterinaire), dont les étudiants prétentieux (pétris de l’influence aristocratique britannique donc !) avaient quitté le SOET en 1900 pour créer leur propre association et ne point se mélanger à d’autres étudiants d’un rang moins prestigieux !) ; de cette origine purement étudiante, les clubs de rugby ont gardé tout un folklore estudiantin et des chansons de carabin dont la crudité peut choquer les oreilles sensibles !
Grâce à la sagesse de certains dirigeants, (notamment le célèbre Paul Voivenel, plus tard neuropsychiatre renommé, dont la carrière comme celle des joueurs de sa génération fut brisée par la Grande Guerre mais resta un dirigeant éminent de ce sport, d’abord en tant que Président de la Ligue des Pyrénées, puis Journaliste à Midi-Olympique), ces associations fusionnèrent pour créer le Stade Toulousain en 1907.
De cette époque épique, existent quelques photographies des matches opposant sur la Prairie des Filtres ces deux équipes ; les arbitres opéraient alors en costume de ville avec un chapeau sur la tête, et s’ils n’avaient pas encore de sifflet, ils agitaient une canne terminée par un fanion pour signaler les fautes.
Au rang des premiers spectateurs,  sur la rive droite de la Garonne, le clocher de l’Eglise de la Dalbade, le plus haut et imposant de la ville (qui en possède pourtant beaucoup tant sa richesse en édifices romans est exceptionnelle) avec ses 91 mètres de hauteur, clocher aujourd’hui malheureusement disparu après son effondrement dans la nuit du 10 au 11 avril 1926, qui causa la mort d’un couple de boulangers.

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Millet et Nadau

Dans la première moitié du XIXe siècle, MILLET fut un peintre précurseur dans sa volonté de ne plus représenter sur ses toiles une réalité  recomposée à travers les filtres réducteurs imposés par les règles du classicisme alors en vigueur et de la peinture en atelier avec des modèles aux poses hiératiques et convenues, mais d’aller chercher ses sujets en extérieur pour les représenter dans leur vie quotidienne, au plus près de la réalité, fut-elle  crue et sans fard. C’est sur cette transgression, alors révolutionnaire,  qu’il produisit des chefs d’oeuvre, toujours aussi populaires de nos jours, car leur réalisme,  transfiguré par le génie et la sensibilité du peintre leur permet d’atteindre,  au-delà du temps, l’universel humain,  ouvrant la voie de la peinture moderne ; Van Gogh, Dali et bien d’autres  reproduisirent et adaptèrent ces oeuvres de Millet, considéré comme un maître.

En admirant son tableau intitulé « Les planteurs de pommes de terre »

Tableau de Millet

Les planteurs de pommes-de-terre, par JF MILLET-1814-1875

 

comment ne pas être touché par sa douce parenté avec deux poèmes de NADAU.
Dans l’album SAUMON, édité en 2003, NADAU publie sous forme de diptyque deux poèmes complémentaires qui se répondent et se complètent  l’un  l’autre.
Dans « Que’m soi lhevada », interprétée par Pascale LABARRERE,  face féminine du dyptique,  une paysanne, debout dès l’aube, évoque les quelques instants de tranquillité que ce lever matinal lui procure pour se retrouver seule face à elle-même avant d’attaquer la rude journée de labeur qui est son lot et celui de ses semblables ;

 

 

Dans « Lo dia Maria », qui en est la face masculine,  interprété par NADAU, dans l’unité de temps,  un homme, son époux,  s’éveille doucement évoquant ces instants magiques et bien trop brefs entre rêve et éveil, avant de retrouver les dures réalités des travaux aux champs et des misères humaines.

 

 

Sans trop faire preuve de trop d’imagination, les deux personnages du tableau de MILLET pourraient être les personnages des poèmes de NADAU.

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Nos cal téner, e ferme !

Dans son numéro du jeudi 30 septembre, « La Dépêche du Midi » fait le point sur la pratique et la popularité de la langue occitane en Midi-Pyrénées.

Elle publie un éditorial de Claude MARTI, chanteur, poète et romancier de langue occitane, intitulé :  » Nos cal téner, e ferme ! « , que je reproduis ici :

Nos cal téner, e ferme. Après l’Edit reial de 1539 que li interdisiá tota mena d’expression oficiala, la lenga d’Oc s’era refugiada a flor de terra per continuar a dire l’aiga, lo vent, lo trabalh e las emocions dels òmes. Clandestins dins lor pais pròpri, los mots de la lenga vièlha continuavan ça que la d’esser, d’existir dins l’intimitat de las familhas, de còps portats a la plena lum per de fòls e de poetas.
Valgue que valgue, còste que còste, l’occitan a subreviscut als temps de l’ignorància e del mesprètz. Nos cal téner, e ferme. D’ara enlà lo mond entièr sap qu’una lenga es quicòm mai qu’un simple catalòg de mots : es un biais d’esser a l’univers, es una part irremplaçabla de la cultura de l’umanitat. Defendre l’occitan a l’ora d’ara es pas solament voler salvagardar un patrimòni essencial, un eretatge legitim : es obrar coma ciutadan responsable de la Republica e, de delà, coma ciutadan del monde.

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Le canal de Brienne

Creusé entre 1768 et 1775 à l’initiative des Etats-Généraux du Languedoc, alors présidés par le Cardinal Lomélie de Brienne, pour relier le bassin de l’Embouchure , (point de départ du canal du Midi  qui communique avec  Garonne par ce bassin et permet au trafic fluvial de s’écouler vers la Méditerranée en économisant le contournement de la péninsule ibérique), le canal de Brienne avait pour finalité d’assurer  la continuité de la navigation fluviale vers les ports toulousains du centre ville en contournant la jetée  du Bazacle, chute d’eau naturelle qui casse le cours de la Garonne et rend impossible toute remontée ; après le creusement au XIXe siècles du canal latéral à la Garonne, long de 193 kilomètres, qui assure la liaison entre Toulouse et Langon, à 50 kms au sud de Bordeaux, et termine ainsi la liaison artificielle sécurisée entre Atlantique et Méditerranée (l’ouvrage entre Atlantique et Méditerranée prenant le nom de Canal des Deux Mers, classé au Patrimoine mondial de l’Humanité), le canal de Brienne sert aussi à d’adduction d’eau principale avec les eaux de la Garonne à ce gigantesque ouvrage.
Canal du Midi, canal de Brienne et canal Latéral se rejoignent au Bassin de l’Embouchure, point central du Canal des Deux Mers ; leur  départ est marqué par trois ponts de brique rouge, qui ont valu à ce quartier le nom de « Ponts Jumeaux », célèbre dans le monde sportif car  ils constituaient un point d’accès obligé au Stade Ernest Wallon, propriété du Stade Toulousain, déplacé dans les années 70 de quelques centaines de mètres, dans le quartier des Sept Deniers, pour laisser place à la rocade toulousaine, qui borde maintenant le côté nord du bassin de l’Embouchure.

Long d’un kilomètre 600, le canal de Brienne communique avec le fleuve (dont le cours est barré par la jetée du Bazacle entre le Pont des Catalans et le Pont Saint-Pierre, face au dôme de l’Hôpital de La Grave)  par l’écluse de l’Embouchure (ou Saint-Pierre) aménagée quai saint-Pierre,

Une vue panoramique de ce lieu remarquable : entre le pont St-Pierre et le Pont des Catalans, la Jetée du Bazacle.

 

Bassin  de l'Embouchure

Bassin de l'Embouchure, point central du Canal des Deux Mers, où se rejoignent la Garonne, le Canal du Midi vers la Méditerrannée, le Canal Latéral vers l'esturaire de la Gironde, et le Canal de Brienne, vers les ports toulousains en contournant la Jetéee du Bazacle

 

La Garonne vue depuis le Quai Saint-Pierre

Ecluse de l'Embouchure, ou le canal de Brienne rejoint la Garonne au Quai St-Pierre, en contournant la Jetée du Bazacle que l'on aperçoit entre le Pont St-Pierre et le Pont des Catalans

 Les Ponts-Jumeaux vus depuis le bassin de l’Embouchure sur des cartes postales de la première moitié du XXe siècle ;
Les premiers hectomètres du canal Latéral et du canal de Brienne après les Bassin :

 

 

 

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Nadau : Saussat (suite)

Dans l’ouvrage éponyme qu’il a consacré à Nadau (Editions Cairn), Christophe LABES rapporte ainsi les paroles du poëte lorsqu’il évoque sa chanson SAUSSAT :  » Il ya de la liberté quand tu montes, et tu t’échappes de beaucoup de choses qui t’ennuient en bas « .
Comment ne pas rapprocher cette sensibilité de celle d’un autre grand poëte, graphiste en l’occurence, Jean-Michel FOLON, qui dans son oeuvre multiforme, réalisa la charte graphique de la chaîne de télévison ANTENNE 2 à ses débuts. Il avait illustré le générique de début et de fin des émissions par un dessin animé inoubliable d’hommes volants, symbôles de liberté, évoluant pacifiquement sur des paysages ouverts, sans horizon, à coloration pastel, sur la musique bouleversante du compositeur Michel COLOMBIER, qui l’avait créee en souvenir de son jeune fils Emmanuel, trop tôt disparu.

Homme oiseau

Parmi ceux qui ont pu le connaître, qui ne se souvient d’un autre générique célèbre, crée par FOLON pour l’émission APOSTROPHES de Bernard PIVOT, où les hommes volants à long pardessus planent sur les mêmes paysages sans fin parmi les livres, cette fois sur le concerto pour piano n°1 de Ramachninov.

Cette idée de la liberté, il l’illustra encore en 1989 lorsqu’il fut chargé de créer le timbre célébrant le bicentenaire de la Révolution Française ; pour lui, la liberté est symbolisée par le vol léger de l’oiseau dans l’azur, par dessus des contingences humaines.

Et en cela, NADAU et FOLON sont bien frères en poésie !.

Timbre bicentenaire révolution française

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Nadau : « Saussat »

Extrait concert Olympia, Avril 2005

Saussat

Saussat

Tota era calhavèra,
Deth som deth Perdiguèro,
Devara ath Portilhon,
Qu’enteni sa cançon,
Jo sus era montanha,
Non n’ei cap de companha,
Eth còr tot enclavat,
Que uèiti eth Saussat.

Era fauta a Literòla,
Si èi mancat era escòla,
Eth sorelh qu’a trucat
Sus eth men praube cap,
Que m’an trobat trop bèstia,
Aci n’i a cap de mèste,
A l’ombra deth Quairat,
Que uèiti eth Saussat.

Non ei cap mes era tèrra,
Non ei cap eth cèu encara,
E dincath som deth selh,
Tan lonh qui van eths guelhs,
Non n’i a cap de cadena,
Non n’i a barrons ni cleda,
E lonh deths barbelats,
Que uèiti eth Saussat.

Eth primtemps que vien de Spanha,
Hè plorar era montanha,
Qu’a pujat eth tropèth,
Deman que va hèr bèth,
Era lua s’ei pausada,
Sus eth miralh d’era aiga,
Era net qu’ei en patz,
Que uèiti eth Saussat.

Tous les cailloux,
Depuis le sommet du Perdiguère
Descendent au Portillon,
J’entends leur chanson,
Et moi sur la montagne,
Je n’ai pas de compagne,
Le coeur tout sérré,
Je regarde le Saussat.

C’est la faute à Literole,
Si j’ai manqué l’école,
Le soleil a tapé
Sur ma pauvre tête,
Ils m’ont trouvé trop bête,
Ici, il n’y a pas de maître,
A l’ombre du Quayrat,
Je regarde le Saussat.

C’est déjà plus la terre,
Et c’est pas encore le ciel,
Et jusqu’en haut des glaciers,
Aussi loin que vont les yeux,
Il n’y a pas de chaîne,
Pas de barreaux, pas de barrière,
Et loin des barbelés,
Je regarde le Saussat.

Le printemps qui vient d’Espagne
Fait pleurer la montagne,
Le troupeau est monté,
C’est qu’il va faire beau demain,
La lune s’est posée
Sur le miroir de l’eau,
La nuit est en paix,
Je regarde le Saussat.

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Les stades résidents du Tournoi des 6 Nations

chardon, symbôle EcosseMURRAYFIELD STADIUM
Ce stade, propriété de la Scottish Rugby Union, a été construit en 1925 et rénové en 1995, à Murrayfield, commune d’EDIMBOURG en ECOSSE. C’est le stade résident de l’équipe nationale écossaise et le siège de la Fédération
Sa contenance est 67130 spectateurs
Son adresse est : Murrayfield – Édimbourg, Écosse EH12 5PJ

Trèfle irlandaisAVIVA STADIUM
Inauguré le 14/05/2010, l’AVIVA STADIUM est un stade ultra-moderne, construit sur l’emplacement de l’antique LANSDOWNE ROAD, démoli en 2007. Propriété conjointe de l’IRISH RUGBY FOOTBALL UNION et de la FEDERATION D’IRLANDE de FOOTBALL, c’est le stade résident des équipes nationales irlandaises de football et de rugby.
Il comporte 50.000 places assises
Son adresse est : 62, Lansdowne Road à DUBLIN 4 – IRLANDE

Rose anglaiseTWIKENHAM STADIUM
Construit en 1907 pour le compte de la FEDERATION ANGLAISE DE RUGBY, il a subi durant le siècle de nombreuses extensions, dont la dernière en 2005-2006, qui en fait un stade ultra-moderne, le plus grand stade de rugby du monde avec ses 82.000 places assises.
Propriété de la RFU qui a établi son siège dans ses locaux, c’est le stade résident de l’équipe d’Angleterre de Rugby à XV.
Son adresse est : Rugby Road – Twickenham, Middlesex, TW1 1DZ

Poireau galloisMILLENIUM STADIUM
Construit à l’occasion de la coupe du monde de rugby 1999 et inauguré en juin 1999, il est la propriété de la WELSH RUGBY UNION et le stade résident de l’équipe nationale galloise.
Construit dans le centre de la ville de CARDIFF, sa forme unique de « bol » et son toit ouvrant coulissant en font le modèle des stades modernes. Il est généralement considéré comme le plus beau stade de rugby du monde, à l’atmosphère unique.
Il comporte 74500 places assises ; son adresse est : Westgate Street – Cardiff CF10 1NS

Coq gauloisSTADE DE FRANCE
Construit à l’occasion de la coupe du monde de football en France en 1998 et inauguré le 28/01/1998, il appartient à l’état français qui a confié sa gestion jusqu’en 2025 à un consortium.
Stade résident des équipes nationales de football et de rugby, il comporte, en configuration football-rugby, 81338 places assises. Il est doté d’une piste ultra-moderne d’athlétisme, qui éloigne quelque peu les spectateurs du terrain.
La FFR conteste la gestion menée par le consortium (notamment prix de location) et a fait effectuer des études avancées pour la construction sur financements privés d’un stade de 80000 places dédié au seul rugby.
Adresse : Zac du Cornillon Nord – 93200 Saint-Denis

Blason italienSTADE FLAMINIO
Ce stade, inauguré en 1959 sur l’emplacement de l’ancien stade du parti national fasciste, est la propriété du COMITE OLYMPIQUE ITALIEN. C’est le stade résident de l’équipe nationale de rugby, qui l’a choisi de préférence à d’autres enceintes italiennes bien plus vastes et prestigieuses, pour bénéficier du soutien de son public qui aurait été mis en minorité par les supporters des équipes nationales adverses dans des enceintes trop importantes.
Le stade Flaminio comporte 30000 places assises ; son adresse est : Stadio Flaminio, Viale dello Stadio Flaminio, 00196 Rome, 00196, Italie

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Rosina de Peyre : « Ariejo o moun païs »

croix occitaneFigure emblématique, charismatique et talentueuse de la chanson occitane contemporaine, Rosina de Peyre prend place historiquement avec sa fille Martina parmi les précurseurs qui la firent renaître dans les années 1970. La pureté de sa voix lui assure une grande aisance dans tous les registres musicaux (elle se produit actuellement sans autre accompagnement musical que sa voix si riche) , et sa rare maîtrise des dialectes occitans lui permet de s’exprimer et chanter dans chacun d’eux.

Ici sa magnifique interprétation de l’hymne ariégeois « Ariejo, o moun pais » que son talent magnifie :

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Ives Roqueta : « L’escriveire public »

croix occitane
Poète majeur de la littérature française contemporaine, Yves Rouquette a produit dans sa langue natale des poèmes admirables, tels le fameux « L’escriveire public ».

Quand aurai tot perdut
Ma memoria ma lenga e lo gost de luchar
Me virarai encara un cop cap a vosautres
Omes mieus

Carretièrs, jornadièrs, pastres, varlets de boria
Visatges doblidats esperduts renegats
Omes dels vilatges esconduts
Dins un temps que vol pas
Que pot pas espelir
E traparai dins vostre agach
Dins lo quichar de vostras mans
Dins vostres crits mandats de longa
De fons a cima de la tèrra
E que degus pot far calar
Una rason de creire encara

Tornarai èsser per vosautres
Abitants pesucs e maladrechs
D’un païs de la votz d’enfança e de tèrra
Lo mainatge qu’ai pas quitar d’èsser
Un enfant de la vila en cerca de l’amor
Dei pibol plegadis coma un cant de lauraire
Trevant los nauts pelencs
dela vostra memorià
D’omes que sabon tot sens aver ren legit
Que lo libre del temps que fai

Quilharai una taula
Contra lo vam dèls serres
Et me ferai per vautres
Escrivèire public

Quand j’aurai tout perdu
Mes souvenirs ma langue et le goût de la lutte
J’irai à nouveau vers vous tous
Hommes miens

Charretiers journaliers bergers valets de ferme
Visages oubliés éperdus reniés
Hommes des villages cachés
Dans un temps qui ne veut
Ni ne peut éclore
Et je trouverai dans vos yeux
Dans vos mains que je presserai
Dans vos cris jetés sans fin
D’un bout à l’autre de la terre
Et que rien ne peut faire cesser
Une raison de croire encore

Je serai à nouveau pour vous
Habitants lourds et maladroits
D’un pays à la voix d’enfance et de terre
Le petit enfant que je n’ai jamais cessé d’être
Un enfant de la ville en quête de l’amour
Du peuplier flexible comme une chanson de laboureur
Hantant les haut-plateaux
de votre mémoire
D’hommes qui savent tout sans avoir rien lu d’autre
Que le livre du temps qu’il fait

Je dresserai ma table
Contre la ruée des collines
Et je me ferai pour vous
Ecrivain public

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